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Plus de 10 ans après les premières mises en culture, les plantes génétiquement modifiées ont couvert 125 millions d'hectares en 2008 soit une progression de 9,4% par rapport à 2007 -Source ISAAA (International Service for Acquisition of Agro-biotech Application) - février 2009. Ces cultures concernent 25 pays et 13,3 millions d'agriculteurs.
En 2008, les Etats-Unis, l'Argentine, le Brésil, l'Inde, le Canada et la Chine ont été les principaux pays en ce qui concerne les surfaces cultivées avec des OGM. Si les Etats-Unis restent en tête, d'autres pays développent la recherche et la culture. En voici quelques exemples.
La Chine investit dans la rechercheLa Chine a débloqué un budget de 2,7 milliards d'euros sur 12 ans pour développer sa recherche.
En effet, le riz OGM, déjà expérimenté au champ en Chine, offre la possibilité d'accroitre la disponibilité alimentaire et le revenu pour 440 millions de personnes dans le pays.
Soja OGM en BolivieLa Bolivie est le neuvième pays d'Amérique latine pour les plantes biotechs et le huitième producteur mondial de soja. En 2008, les agriculteurs boliviens ont cultivé 600 000 hectares de soja tolérant à des herbicides. Les agriculteurs brésiliens et paraguayens en cultivaient déjà depuis plusieurs années.
Le coton en AfriqueEn 2008, plusieurs pays en Afrique ont commencé de cultiver du maïs et du coton OGM. C'est le cas de l'Egypte avec 700 hectares de maïs Bt et du Burkina Faso avec 8 500 hectares de coton bt. Ces pays rejoignent l'Afrique du Sud qui cultive depuis 1998 du coton , du maïs et du soja OGM.
La situation en EuropeEn France, les cultures OGM font toujours débat.
Après des années de moratoire, les agriculteurs ont entrepris la culture du maïs Bt : 500 hectares en 2005, 5.000 hectares en 2006, plus de 22.000 hectares en 2007. Les agriculteurs ont ainsi mesuré les avantages agronomiques et écologiques de ce maïs Bt, et constaté son intérêt en terme de qualité sanitaire des récoltes. C'est ainsi qu'environ 100.000 hectares de cultures de maïs Bt devaient être cultivés en 2008. Mais les peurs alimentaires et le contexte politique ont conduit à un nouveau blocage de ces cultures.
Dans les autres pays européens, les surfaces ont augmenté de 21% en 2008. Il s'agit de la culture de maïs Bt en espagne, en République Tchéque, Roumanie, Portugal, Allemagne, Pologne et Slovaquie.
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L'intérêt écologique du maïs Bt
En 2007, plus de 22.000 hectares de maïs Bt (OGM) ont été cultivés en France. Ce maïs contient un gène qui le protège contre deux insectes qui provoquent régulièrement de gros dégâts dans certaines régions : la pyrale et la sésamie.
Pour appréhender la réalité de ces cultures de maïs transgénique au niveau des exploitations, 234 producteurs de maïs ont été enquêtés dans les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, dont 63 utilisateurs de maïs OGM cultivant environ 10% des surfaces de ce maïs en France en 2007.
Il en ressort que les agriculteurs ont cultivé du maïs OGM Bt pour 4 raisons principales :
- Eviter la verse des pieds de maïs.
Lorsqu'elles ont le champ libre, les larves de pyrale et de sésamie creusent les tiges qui deviennent fragiles et cassent dès qu'il y a du vent.
- Maintenir le niveau de rendement.
Les plantes de maïs soumises aux attaques des parasites sont moins productives, la récolte pouvant être diminuée de 15% en moyenne.
- Préserver la qualité sanitaire des récoltes.
Les galeries creusées dans les tiges par les larves de pyrale et de sésamie sont les portes d'entrée de champignons produisant des mycotoxines qui peuvent poser des problèmes de santé humaine.
- Favoriser l'équilibre écologique des parcelles.
Dans les régions infestées par la pyrale et la sésamie, les agriculteurs doivent protéger leurs cultures par des traitements insecticides. Ces traitements ne sont plus nécessaires avec les variétés de maïs OGM Bt, et les insectes dits auxiliaires, favorables à l'équilibre écologique des parcelles, se développent dans les cultures de maïs. Ainsi, le mais Bt (OGM) respecte-t-il la biologie des chrysopes, des spyrphides et des coccinelles, ce qui a été observé très concrètement par les agriculteurs.
Source: enquête KLEFFMANN - AGPM- Juillet 2007
Autre document de référence :
Interview de Guy Riba, directeur général délégué de l’Inra, Institut national de la recherche agronomique : lire l'interview publiée dans la revue Semences et progrès de novembre 2006.
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