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En 2011, près d'un tiers des communes françaises, soit 12.000 villes et villages, ont participé au Concours des Villes et Villages Fleuris. Ce concours, national et gratuit, évalue l’engagement des communes dans le patrimoine paysager et végétal, les efforts mis en place pour gérer durablement le territoire et améliorer le cadre de vie, ainsi que l'animation et la valorisation auprès des citoyens.
Un label destiné à valoriser les communes accueillantesLe label Villes et Villages Fleuris récompense les actions menées par les communes en faveur d'un patrimoine végétal et naturel propice à l'amélioration de la qualité de vie. Il s’agit donc de mettre en valeur la création d'un environnement favorable à l'accueil et au bien-être des habitants et des touristes.Les communes récompensées par ce label, soit 3.857 en 2010, peuvent obtenir d’une à quatre Fleurs. 60 % d’entre elles ont moins de 1.000 habitants. « Beaucoup de petites communes s’engagent dans la démarche, car ce sont également les plus nombreuses en France », indique Mathieu Battais, du Conseil National des Villes et Villages Fleuris (CNVVF), une association de loi 1901. « Nous avons quelques communes de trente habitants labellisées 4 Fleurs. Mais c’est plus difficile pour elles, car elles se heurtent souvent à une carence de vision stratégique de leur territoire».
Objectif : améliorer la qualité de vie des habitantsPourquoi s’engager dans ce label ? « L’objectif prépondérant des communes qui s'engagent est d’améliorer la qualité de vie des habitants ». En effet, ce label joue sur la cohésion sociale, à travers sa capacité à mobiliser et à fédérer les énergies de professionnels et de bénévoles. « Il est souvent utilisé par les municipalités comme une démarche projet qui motive les acteurs et les habitants à atteindre un objectif de valorisation partagé », précise Mathieu Battais.Un second but est donc d’améliorer l'image de la ville, l'accueil des visiteurs et le développement de l’économie locale. « Ce travail sur la perception des individus extérieurs à la commune influencera leur désir de s'y rendre, d'y revenir ou de s'y installer. Valoriser le territoire le rend également attractif pour les touristes et les commerces ». Toutefois, en juin 2010, le CNVVF a réalisé une enquête IPSOS. Elle a mis en évidence que « les acteurs locaux poursuivent un but économique avec ce label, alors que le grand public l’associe davantage à un travail sur l’environnement esthétique et la valorisation de ressources naturelles, révèle Mathieu Battais. « Les riverains estiment ainsi que la nature et le végétal contribuent davantage à améliorer leur qualité de vie que la mise en place de rues piétonnes, par exemple». Les communes cherchent donc également à faire reconnaître leur démarche de protection et de valorisation de l’environnement.
Une organisation pyramidale, coordonnée par le CNVVFLe concours se déroule à quatre niveaux, pour gérer la demande croissante de communes désirant participer.En premier lieu, les communes : elles organisent les concours communaux des maisons et jardins fleuris, et s’inscrivent au concours des Villes et Villages Fleuris auprès du Conseil Général de leur département. Les départements recueillent donc leurs inscriptions, sélectionnent celles qui sont susceptibles d'être primées pour la 1ère Fleur et organisent le concours départemental des Maisons Fleuries. A leur tour, les Régions attribuent la 1ère, la 2ème et la 3ème Fleur, et sélectionnent les communes susceptibles d'être primées pour la 4ème Fleur. C’est alors au CNVVF, qui assure la coordination nationale du concours depuis 1972, d’attribuer la 4ème Fleur.
Le jury : 15 % d’élus !Et pour parvenir au bout de ce long chemin, le concours repose sur des jurys, composés d’environ 2.500 personnes situées aux différentes échelles, qui évaluent les stratégies municipales. Ces jurys doivent être composés d'élus, de personnalités qualifiées et de professionnels du tourisme, de l'horticulture et du paysage désignés par les présidents des organismes en charge du concours.Et ce sont principalement des fonctionnaires territoriaux des communes qui interviennent : ils représentent plus de 20% des membres du jury ! Les professionnels du paysage, de l'horticulture, de l'aménagement et de l'environnement en constituent un autre quart. « Quant aux élus, leur participation est importante, car ils représentent 15% des jurys », souligne le représentant du CNVVF.
Un concours qui ne cesse d’évoluerBien que ce label ait réussi à s'implanter dans le paysage institutionnel comme la marque d'une stratégie ambitieuse et évolutive, le CNVVF mène une réflexion pour le faire évoluer.En effet, à ce jour, les régions construisent leurs propres outils d'évaluation sur la base de la grille de critères établie par le CNVVF. Ainsi, les niveaux de 3ème Fleur sont parfois différents d’une région à l’autre. En outre, la même grille d’évaluation est utilisée quel que soit l’échelon. Ces constats devraient conduire à la réalisation d'une grille d'évaluation plus opérationnelle pour 2012, qui prenne mieux en compte le niveau de labellisation et la taille de la commune. En parallèle, le CNVVF planche sur la communication, avec la récente mise en ligne sur son site Internet des guides méthodologiques et des chartes. Le comité a également mené une enquête auprès des communes, et des réseaux départementaux et régionaux pour connaître leur perception de l’impact du concours sur le territoire. Parmi les attentes identifiées : « Ne pas trop bouleverser les choses, mais faire évoluer le message, révèle Mathieu Battais. Ainsi, d’un label dédié à la qualité esthétique du fleurissement pur, né d’une approche hygiéniste de nettoyage et d’embellissement en 1959, une place prépondérante est accordée à la manière d'aménager et de gérer les espaces, pour valoriser la qualité de vie des résidents et des visiteurs ». En complément de cet articleDossiers Lien social Biodiversité Suggestion d'articles liés Les jardins familiaux, un coin de verdure et de solidarité Découvrir l'opération « Papillons et Jardin » «Je jardine ma ville» : les riverains s'engagent... Ailleurs sur la toile Histoire, démarche, palmarès, infos pratiques... sur le site des Conseil National des Villes et Villages Fleuris
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