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Article mis à jour le 27/11/2009
Le dossier Biocarburants

 

Biocarburants : objectifs 2015

Qu’on se le dise : le carburant de demain sera vert !

Les Pouvoirs publics misent sur les biocarburants pour lutter contre le réchauffement de la planète et la hausse prévisible des prix du pétrole. Ces «carburants propres» sont issus de la transformation de produits agricoles. Le bioéthanol (produit à partir de betteraves, blés, maïs ou canne à sucre) et le diester (produit à partir du colza ou du tournesol) vont progressivement remplacer une partie de l’essence et du gasoil d'origine fossile.

L'Europe aux commandes

La Directive Energies Renouvelables adoptée par Bruxelles en décembre 2008 établit l’utilisation d'au moins 10% d'énergie renouvelable dans le secteur des transports d’ici 2020.

Cet objectif est assorti du respect de plusieurs critères de durabilité pour les biocarburants. Les biocarburants doivent répondre à des critères comme la protection de la biodiversité ou la réduction des émissions des gaz à effet de serre..

15 millions d’hectolitres de bioéthanol en 2015

La production française d’éthanol est déjà une réalité. Plusieurs groupes coopératifs ou privés ont investi depuis 2005 dans la construction de cinq usines de grande capacité. Ces nouvelles unités permettront de satisfaire aux objectifs nationaux d’incorporation dans l’essence : 7% en 2010 et 10% en 2015.

La récente mise sur le marché du super SP95-E10, contenant 10% d’éthanol, s’inscrit pleinement dans cet objectif. Ce carburant devrait être proposé par 70% des stations essence à la fin de l’année 2009. En 2015, la production d’éthanol carburant devrait atteindre 15 millions d’hectolitres contre 9 millions en 2008.

Du bioéthanol de deuxième génération à l’horizon 2015/2020

Selon une étude publiée par FranceAgriMer, l’objectif national visant à incorporer 7% de bioéthanol dans l’essence en 2010 nécessitera 2,5% des surfaces céréalières françaises et 12% des surfaces de betteraves. Ce qui représente 270.000 hectares sur un total de plus de 9 millions d’hectares consacrés en France à ces cultures.

Le bioéthanol de deuxième génération prévu à l’horizon 2015-2020 permettra d’utiliser l’ensemble de la plante ainsi que du bois, des résidus forestiers ou agricoles, des pailles... Il fait actuellement l’objet de nombreux travaux de recherche en France et à travers le monde.

Diester : 800 millions d’euros investis

Avec 800 millions d’euros investis entre 2005 et 2008, la filière diester a finalisé son programme d'industrialisation. Sept usines fonctionnent actuellement. Simultanément au Diester, elles produisent des tourteaux qui servent à nourrir les animaux d'élevage (pour produire de la viande, du lait, des œufs, etc.) et de la glycérine végétale qui est utilisée notamment pour les produits cosmétiques.

En 2010, la France a pour objectif d'incorporer 8% de biodiesels dans les gazoles.

Feu vert pour la deuxième génération de biodiesel

Début octobre 2009, l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) a donné le feu vert au financement de « BioTFuel », programme pilote pour la production de biodiesel deuxième génération fabriqué à partir de résidus agricoles (coques de tournesol, morceaux de bois...).

Dans l'immédiat, deux unités pilotes doivent être construites, l'une à Compiègne (60), l'autre sur un site du groupe pétrolier Total. L'investissement total envisagé, étalé sur cinq ans, dépasse les 100 millions d'euros.

 

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Des coproduits pour l’alimentation animale

La fabrication d’éthanol s’accompagne de celle de coproduits (pulpes de betteraves et drèches de céréales). Ces coproduits sont intégralement utilisés en alimentation animale en substitution de céréales ou de tourteaux de soja notamment.

Les surfaces consacrées à la production de bioéthanol permettent ainsi d’alimenter deux débouchés différents et complémentaires. Un hectare de betteraves permet de produire 83 tonnes de racines (moyenne sur 5 ans) qui donnent, une fois transformées, 83 hectolitres de bioéthanol et 4,7 tonnes de pulpes.

Un hectare de blé ou de maïs permet de produire 8 tonnes de grains, qui donnent une fois transformées 30 hectolitres d’éthanol et 2,8 tonnes de drèches.

 

Les Français favorables aux biocarburants

73% des Français approuvent que l'agriculture française produise des biocarburants. C'est ce que révèle un sondage de l'Institut Ifop réalisé en septembre 2009. Des chiffres qui confirment les résultats d’une enquête menée au mois de juillet 2009 par le Credoc à la demande du Commissariat général au développement durable : 60% des Français estimaient que l'introduction des biocarburants comme additifs à l'essence ou au diesel présentait « plutôt des avantages ».

Les carburants « verts » ressortent comme une des solutions de demain pour répondre à la diminution des réserves de pétrole qui préoccupe plus de la moitié des français.

Enfin, selon l’Ifop, 62% des français sont persuadés que l'agriculture peut répondre à la fois aux besoins alimentaires et aux besoins énergétiques de la population.

 

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