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Cultiver des légumes pour se réinsérer |
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Faciliter l’insertion sociale et professionnelle des sans-domiciles fixes, des chômeurs de longue durée, des personnes percevant le Revenu de Solidarité Active (RSA) ou l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) ou des jeunes sans qualification. Tel est l’objectif des jardins d’insertion.
Jardin d’insertion rime avec « formation, accompagnement et production »Initiés au début des années 1990, les jardins d’insertion ont pour objectif d’aider les personnes les plus éloignées de l’emploi à se réintégrer dans la société. La recette de ces jardins : associer formation, accompagnement et production de légumes. Les salariés sont donc en lien avec la nature, que ce soit par le maraîchage ou l’entretien de jardins ornementaux /patrimoniaux.Il existe deux types de jardin : les jardins d’insertion sociale et les jardins d’insertion par l’activité économique, dispositif conventionné par l’Etat. Les jardins d’insertion sociale servent de support pour créer ou recréer des liens, faire des projets, avoir tout simplement une activité physique et accéder à une nourriture de qualité car les jardiniers se partagent la récolte. Dans le cas des jardins d’insertion par l’activité économique, il s’agit de maraîchage salarié. Les contrats s’inscrivent dans un parcours d’insertion professionnelle et la production est distribuée à un réseau d’adhérents-consommateurs ou à des associations caritatives.
Prendre conscience de la valeur de son travailPourquoi des jardins ? Les spécialistes de l’insertion ont réalisé, sur le terrain, que le travail de la terre s’avère bénéfique aux personnes éloignées du monde du travail. Elles y retrouvent un certain nombre de valeurs fondamentales. Ainsi, l’individu devient responsable de ce qu’il cultive : il sème une graine, contribue à sa croissance, à son devenir en l’arrosant et en la protégeant des agressions (insectes, maladies…) ou des adventices et, finalement, récolte le fruit de son travail. Et si celui-ci n’est pas bien fait, les conséquences en sont visibles immédiatement. Il prend ainsi conscience de la valeur de son activité.
Du développement durable à celui de la solidaritéLes jardins d’insertion s’inscrivent dans une demande de la société actuelle, qui désire pouvoir bénéficier de sûreté, de goût et de qualité pour les aliments qu’elle consomme. Un désir de développement durable qui passe par une production locale, des circuits courts et des cultures biologiques.Conserver une activité de maraîchage dans des espaces urbanisés revêt ainsi une grande valeur aux yeux des adhérents qui reçoivent les paniers de légumes. Ces adhérents peuvent contribuer à préparer et à distribuer les paniers de légumes, ils participent aux manifestations des jardins en tenant des stands, ils peuvent aider les salariés sur le terrain, donner du matériel (vêtements, meubles, cadeaux de Noël pour les enfants des salariés, etc.)... Les salariés en insertion ne sont donc pas les seuls impliqués dans ces jardins. Ce lien social passe par une ouverture à d’autres publics. Certains jardins ont mis en place des clubs Connaître et Protéger la Nature (CPN), qui sensibilisent les enfants au respect de la nature, ou des jardins pédagogiques. Le contact avec les adhérents et avec les partenaires oblige ainsi les jardiniers à communiquer sur l’intérêt culturel, cultural et social des lieux, ce qui concourt à renforcer l’image et l’estime d’eux-mêmes.
Un travail sur soi-même pour s’intégrer dans la sociétéLe retour au travail n’est pas le seul objectif des jardins d’insertion : il s’agit aussi de contribuer au développement social du salarié lui-même. Il bénéficie d’un accompagnement pour l’aider dans ses problèmes de logement, de santé, familiaux, administratifs et juridiques, financiers, de mobilité et d’analphabétisme.Les jardins d’insertion nouent en effet de nombreux partenariats extérieurs pour proposer à leurs salariés en insertion tout un panel de services : financement du permis de conduire, cours d’alphabétisation grâce à des professeurs, formation sur l’hygiène, orientation vers des structures gérant les problématiques d’addiction, aide pour trouver des logements salubres, etc. Au final, tout ce travail autour de la personne en difficulté représente un premier pas pour sortir de l’exclusion. Sources : www.reseaucocagne.asso.fr http://insertion.jardinons-ensemble.org www.senat.fr/leg/pp101-368.html
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