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Le lupin, on l’admire dans nos jardins avec ses fleurs en grappes pyramidales de couleur bleue, blanche ou jaune.
Le lupin n’exprime plus son amertumeLes lupins n’ont pas connu un grand développement dans le passé en tant que graines alimentaires, en raison de la présence d’alcaloïdes non toxiques mais leur conférant un goût très amer.Aujourd’hui, seules sont cultivées, dans la plupart des pays, des variétés « douces » sans amertume. C'est le lupin blanc doux qui constitue l'essentiel de la production en France, en grande majorité dans l'Ouest : Poitou-Charente, Pays de la Loire et Sud Bretagne. Le lupin est parfois utilisé comme engrais vert pour enrichir le sol entre deux cultures.
Le lupin s’adapte aux sols pauvres et au froidJusqu’à présent, la plupart des variétés de lupin se semaient à la sortie de l'hiver. Mais il existe depuis peu des lupins résistants au froid qui peuvent être implantés dès septembre ou octobre.Le lupin a des racines particulièrement efficaces pour trouver les aliments dont il a besoin. Il détient la médaille d’or olympique pour capter l’azote de l’air et l'utiliser. Il représente un espoir sérieux pour les pays du Sud, permettant de valoriser des sols acides où pratiquement rien ne pousse.
Le lupin, une culture qui progresseIl y a longtemps que le lupin est parti à la conquête de nouveaux territoires. Originaire du bassin méditerranéen, il a été utilisé par les anciens égyptiens et grecs. Il a gagné l’Allemagne vers la fin du 18ème siècle, puis les pays de l’Est.Enfin, depuis 1800, il s’épanouit en Australie, premier pays producteur au monde. En France, à l’origine, les variétés de lupin d’hiver étaient hautes, sensibles à la verse, et peu résistantes au froid. L'Institut national de la recherche agronomique (Inra) a réalisé un important travail de sélection sur cette culture au cours des années 90. Les programmes de recherche de l'Inra sont aujourd'hui valorisés par le GIE Prolupin. Ils ont abouti à la création de nouvelles variétés disposant d’un très bon potentiel de rendement, ce qui permet d'envisager une extension de la culture en France, fortement déficitaire en protéines pour l’alimentation des animaux d’élevage. En complément de cet articleDossiers Amélioration des plantes Suggestion d'articles liés Des légumineuses dans les pâtes... Comment faire le pois... au jardin Ailleurs sur la toile Télécharger la brochure consacrée au Lupin sur le site de PROLEA, la filière française des huiles et protéines végétales |
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