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Article mis à jour le 07/05/2007
Le dossier Questions d'eau

 

Des variétés qui résistent

Comme pour les hommes, l’accès à l’eau pour les animaux et pour les plantes est vital. De tout temps, éleveurs et agriculteurs ont cherché à préserver leurs troupeaux et leurs cultures du manque d’eau. Mais cette gestion est complexe car les variations climatiques sont toujours largement subies et semblent s’amplifier. En ce qui concerne les productions végétales, le choix des espèces cultivées (maïs, blé, sorgho, pois...), et plus finement encore des variétés au sein de ces espèces, est un moyen d'action essentiel.

Des cultures en fonction des régions

Le choix des cultures fait partie de l’expérience collective des agriculteurs, et plus largement des différents acteurs du monde agricole.

Mais la répartition géographique des cultures n'est pas immuable, et l'on observe des changements au fil du temps. Cela résulte à la fois de l'évolution des débouchés et de l’amélioration génétique des plantes en fonction des conditions climatiques.

Chaque parcelle est unique

Pour ses plantations, l’agriculteur affine son raisonnement pour chaque parcelle. Car une même exploitation peut connaître des conditions de sol diverses, ainsi que des microclimats très localisés. Il ne réalisera pas les mêmes cultures sur un plateau limoneux, un coteau séchant ou un fond de vallée humide !

Des variétés sélectionnées

Pour chaque région ou zone climatique, les sélectionneurs et les instituts techniques cherchent à créer et à développer les variétés les mieux adaptées. Des réseaux d’essais permettent d'observer le comportement des nouvelles variétés, de déterminer les modes de culture les plus appropriés.

En ce qui concerne l’eau, chaque espèce, et même chaque variété, a des besoins différents, et la quantité n'est pas le seul critère important. En effet, certaines plantes sont sensibles au manque d’eau à des périodes précises : fécondation, migration des réserves, remplissage des grains…

Pour l'agriculteur, il est très important de disposer de ces informations. Il peut ainsi surveiller l'évolution de ses récoltes et intervenir le cas échéant en irriguant au bon moment pour éviter une chute brutale du rendement.

Un problème global

En France, le manque d'eau est en général un problème ponctuel. Mais pour les agriculteurs des pays arides, la sécheresse constitue souvent le principal facteur limitant de la production agricole. Aussi, l’amélioration de la résistance à la sécheresse est-elle un axe de travail majeur à l'échelle de la planète.

 

 

 

 

 

 

 

 

     
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Le sorgho résiste naturellement à la sécheresse

 

Développer la résistance à la sécheresse : une recherche très active

Plusieurs voies de recherche sont explorées simultanément pour trouver des solutions nouvelles.

La sélection classique, et l'obtention d'hybrides à partir de croisements de parents ''prometteurs'', sont largement utilisées.

Parallèlement, avec le développement des biotechnologies, le transfert de gènes est également à l'étude. Les scientifiques s'emploient à identifier les gènes impliqués dans les phénomènes de résistance à la sécheresse afin de les introduire dans des plantes sensibles au manque d'eau. Ces gènes sont principalement recherchés chez des végétaux qui parviennent à pousser malgré des ressources en eau réduites.

En zone méditerranéenne, ce sont par exemple les cultures de soja, de tournesol, de pois chiche, de lentilles et de céréales qui font l’objet de ces recherches. En Tunisie, les espèces concernées sont le blé, le triticale et l’orge. Au Sénégal, des programmes de recherche portent sur l’arachide et le haricot, au Mali sur le mil, et au Burkina Faso sur le sorgho...

 

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