|
|||||||||||||||||
|
« Chicorée : les racines du progrès »Yannick Delourme - Responsable - Service Agronomique - Confédération natonale des planteurs de chicorée à café
Consultez cet entretien dans les articles : |
Yannick Delourme, enseignant à l’Institut Supérieur d’Agriculture de Lille et responsable du service agronomique de la Confédération nationale des planteurs de chicorée à café et de l’Interprofession de la Chicorée de France, révèle les pistes pour améliorer les nouvelles semences de chicorée.
Comment inscrit-on une nouvelle variété de chicorée au Catalogue Officiel des Espèces et Variétés ?
« C’est un processus assez long, qui nécessite en général deux ans. En amont, les maisons de semence proposent une variété. Elle est examinée par les groupes d’experts pour voir si ses caractéristiques sont intéressantes. Ils sèment donc cette variété précocement et à date normale dans différents lieux et étudient son comportement via deux tests.
|
« C'est un processus long, qui nécessite en général deux ans » |
Sur quels critères travaille-t-on actuellement pour améliorer les semences de chicorée ?
« Deux caractéristiques très importantes de la chicorée concernent son rendement racine et sa quantité de matière sèche. La matière sèche est ce que l'on obtient lorsqu'on retire l'eau de la racine. On cherche actuellement à ce que la racine ait moins d’eau et plus de matière.
|
« Deux caractéristiques très importantes de la chicorée concernent son rendement racine et sa quantité de matière sèche » |
Vous parlez de matière sèche. Quelle est l’importance de ce paramètre ?
« Le prix de la chicorée pour le planteur est notamment déterminé par la quantité de matière sèche. En effet, le poids net de la racine est corrigé par sa teneur en matière sèche, ce qui donne une valorisation supplémentaire à la marchandise. Ainsi, au minimum, cette matière sèche doit être de 23%.
|
« Au minimum, cette matière sèche doit être de 23% » |
Existe-t-il de nombreuses variétés de chicorée sur le marché ?
« La culture de la chicorée est une culture de niche, dite mineure. En France, actuellement, on en cultive environ 2.000 hectares pour la chicorée à café.
|
« Douze variétés sont inscrites au catalogue, mais seules quatre sont commercialisées » |
Concernant l’écologie, la chicorée est-elle une culture propre ?
« Oui. La chicorée est une plante assez rustique qui n’est pas gourmande en fongicides et en insecticides. Et elle n’a pas attendu le Grenelle de l’environnement pour réduire la quantité de traitements nécessaires à sa culture.
|
« Désormais, on utilise des produits herbicides à plus petites doses » |
Travaillez-vous également sur l'amertume de la chicorée ?« Oui. D’ores et déjà, les sélectionneurs proposent des variétés moins amères. C’est la connaissance du génome de la plante qui a permis cette avancée, car on a identifié le gène de l’amertume. Mais l’objectif n’est pas de le faire disparaître totalement ! » |
« On a identifié le gène de l'amertume. » |
|
Consultez cet entretien dans les articles : |