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Article mis à jour le 07/10/2008
Le dossier Agriculture durable

 

Durable, c'est-à-dire ?

Le développement durable est maintenant un terme courant. Si en 2002, seuls 23% des Français déclaraient avoir entendu parler de développement durable, en 2006, ils étaient 57%.

Sa définition, énoncée en 1987 par Mme Gro Harlem Bruntdland, Premier Ministre norvégien, est celle ''d’un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs''.

Zoom sur l'agriculture

L’agriculture durable, c’est tout simplement celle qui correspond aux principes généraux du développement durable.

L’agriculture durable doit préserver les ressources, respecter la qualité des sols, de l’eau et de l’air, maintenir le potentiel de production des territoires agricoles, permettre aux agriculteurs d’en vivre normalement, répondre aux besoins de la population et préparer l’avenir.

Un débat ouvert

Cependant, les solutions à adopter sont objet de débats.

Certains prônent le développement d’exploitations n’utilisant que les ressources de leur territoire et uniquement tournées vers les besoins locaux des habitants.

D’autres préconisent une agriculture ouverte sur les échanges, la satisfaction des besoins nouveaux et la recherche. En effet, la satisfaction des besoins des générations présentes et futures exige d’anticiper dans un monde en mutation rapide. Explosion démographique, urbanisation mondiale, épuisement des ressources fossiles, changements climatiques, les enjeux sont considérables.

Recherche et amélioration des plantes

Une chose est certaine, la durabilité est désormais au coeur des programmes de recherche agronomique. Et de nombreux acteurs (organismes de recherche, instituts techniques et agriculteurs notamment) conjuguent leurs efforts pour que les expérimentations d'aujourd'hui débouchent sur des solutions durables demain.

Dans le domaine des semences, la sélection de nouvelles variétés, mieux adaptées à leur environnement, est particulièrement active. L'objectif ? Sélectionner des plantes capables d'offrir des produits de qualité en utilisant moins d'eau, moins d'engrais, moins de produits de traitement...

 

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Commentaires

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Mais les réactions sont visibles en ligne et participent donc au pluralisme de l'information, dans une sorte de débat citoyen. Est-ce ce que vous souhaitez mettre en place ici ?
Commentaire posté le : 28/06/2007
 
Réponse de l'équipe éditoriale de semencemag
Au moment où vous avez soumis cette remarque, nous nous posions la question et nous n'avions pas assez de contributions pour nous faire un avis. Votre remarque nous a incité à franchir le pas.
Il faut sortir de la caricature : d'un côté le progrès, l'industrie et la recherche, de l'autre passéisme et autarcie.
Cet article aborde la question de façon très superficielle. Sur le fond, il est évident que la recherche peut apporter beaucoup. Mais encore faut-il qu'elle ne soit pas tronquée et plus fondamentale. On connaît très mal les milieux et systèmes vivants. Sélectionner une variété de moutarde et la diffuser partout, c'est simple. Mais les populations naturelles sont des continuum. Un paysan auvergnat ne reconnaît pas comme frêne un plant de frêne produit en Normandie... c'est dire si la génétique diffère !!!
Commentaire posté le : 28/06/2007
     
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Jachère fleurie

 

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Tous les agriculteurs essayent d'aller dans le sens de l'agriculture durable même si le public n'en a pas conscience
Tous les agriculteurs essayent d'aller dans le sens de l'agriculture durable même si le public n'en a pas conscience

Témoignages d'agriculteurs français


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De la moutarde dans les champs

La moutarde blanche est une plante cousine du chou. Au cours des dernières années, son utilisation pour la couverture des sols s'est beaucoup développée.

Très utilisée dans la moitié nord du pays, elle est cultivée dans les parcelles, en hiver, par exemple entre une culture de céréales et une culture implantée au printemps suivant.

Comme toutes les cultures intermédiaires, elle a des effets très positifs sur l'environnement et la qualité des sols. Elle pousse très vite, et empêche le développement de toutes les mauvaises herbes.

De plus, les recherches menées par les semenciers ont permis de sélectionner des variétés capables d'empêcher naturellement le développement de vers microscopiques, les nématodes, parasites de plantes comme la betterave.

 

Nouvelles variétés de blé et culture extensive

Une étude* réalisée par l'Inra a comparé les rendements des 14 principales variétés de blé tendre inscrites entre 1946 et 1992. Les essais ont été réalisés avec ou sans apport azoté (engrais) et avec ou sans fongicide (traitement contre les champignons), dans cinq régions différentes.

Les résultats de cette étude montrent que les variétés les plus récentes ont un meilleur rendement que les variétés anciennes en conditions extensives (sans apport azoté ni traitement fongicide), et un rendement plus stable en conditions défavorables (stress climatique ou maladie).

Ainsi, les nouvelles variétés sont beaucoup moins dépendantes des apports extérieurs et leur rendement en culture extensive dépasse largement le rendement des variétés anciennes, contrairement à ce que l'on pourrait penser.

 

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