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Article mis à jour le 08/03/2010
Découverte planete

Quelles plantes peut-on transformer en biocarburants ?

Les plantes qui poussent à la surface de la terre captent le rayonnement solaire, absorbent le gaz carbonique de l'atmosphère et puisent dans le sol l'eau et les éléments minéraux pour créer de la matière organique et assurer ainsi leur développement.

Parallèlement, les organes des plantes, comme les graines, les racines, les tiges ou encore les feuilles, peuvent à leur tour devenir des sources d'énergie. Pour cela, l'une des solutions consiste à transformer les plantes cultivées en biocarburants.

Mais de quoi s'agit-il exactement ?

Deux types de biocarburants

Il existe deux grands types de biocarburants de première génération : le diester pour les moteurs diesel, et le bioéthanol pour les moteurs à essence.

Le diester est issu d'huiles végétales de colza, de tournesol ou de soja. Il est utilisé en mélange avec du gazole.

Le bioéthanol provient de plantes riches en sucre comme la canne à sucre ou la betterave sucrière. Il peut aussi être obtenu à partir de plantes à forte teneur en amidon : blé, maïs, pomme de terre...

Diester : une question d'huiles

Pour le diester, la composition en acide gras des huiles végétales est déterminante, car les huiles doivent être très stables vis-à-vis de la chaleur.

Dans cette perspective, le tournesol est une plante particulièrement intéressante car son huile est composée d'une grande diversité d'acides gras. En 2006, un programme de sélection a d'ailleurs été engagé à partir de 76 écotypes de tournesol.

Bioéthanol : une question de sucre et d'amidon...

Le bioéthanol est un alcool fabriqué à partir de la fermentation des sucres ou de l'amidon des plantes. Il peut être incorporé à l'essence dans des proportions variables, ou être utilisé pur. Dans ce cas, les moteurs doivent être spécialement adaptés.

Alors, faut-il également adapter les plantes ?

Pour la canne à sucre et la betterave, la richesse en sucre, donc potentiellement en alcool, est un critère de sélection permanent. Quand au blé, au maïs et à la pomme de terre, des recherches s'orientent actuellement vers la teneur et la qualité des amidons.

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Sélection : que recherche-t-on ?

Depuis longtemps, les sélectionneurs créent des variétés améliorées pour leur teneur en huile ou leurs rendements en grains ou en amidon. Toutefois, la transformation en biocarburants nécessite un approvisionnement stable, donc des rendements réguliers.

Le bilan écologique est également essentiel. En effet, la production de ces plantes est consommatrice d'énergie par l'utilisation de machines, d'engrais et de produits issus de la pétrochimie.

Les sélectionneurs cherchent donc à concilier deux objectifs : créer des variétés à rendements élevés et réguliers d'une part, et très économes en terme de consommation d'énergie d'autre part. La tolérance aux maladies, qui protége les rendements de façon économique, reste donc un axe fort de la recherche variétale.

 

Diester et environnement : quelques chiffres

Le diester utilisé en carburant réduit de 20% les émissions de fumées noires et de particules, de 10% le monoxyde de carbone et les composés toxiques (source PROLEA*).

L'incorporation du diester peut atteindre 30% dans le gazole des véhicules qui peuvent se ravitailler à une pompe unique en raison d'un éloignement limité : bus, camions poubelles... Un véhicule roulant avec 30% de diester dans son gazole réduit de près de 25% ses émissions de gaz à effet de serre.

Une tonne de diester consommée permet d’économiser près de 2,5 tonnes d’équivalent CO2.

*PROLEA : la filière française des huiles et protéines végétales.

 

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