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« Un conservatoire pour plantes aromatiques et condimentaires »Bernard Pasquier - Directeur du CNPMAI
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Au Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles (CNPMAI) de Milly-la-forêt (91), particuliers et professionnels peuvent se procurer 1.600 espèces sous forme de plants ou de graines !
Multiplier, identifier, conserver sont les maîtres mots de cette association qui propose à la visite un jardin botanique très riche.
Comment gère-t-on une telle diversité ? En quoi le CNPMAI a-t-il un rôle à jouer dans la protection de la biodiversité ? Tour d'horizon des activités de cette structure hors du commun, avec son directeur, Bernard Pasquier.
Quel est le rôle du conservatoire ?
« Le but premier du conservatoire est de proposer aux agriculteurs de la filière des plantes médicinales et aromatiques du matériel végétal – semences et plants – qu'ils ne trouvent pas par ailleurs.
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« proposer aux agriculteurs... du matériel végétal » |
Qu'appelle-t-on, concrètement, faire un travail de conservation de la semence ?
« Conserver une semence signifie maintenir une variété bien identifiée, avec les caractères qui lui sont propres.
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« maintenir une variété bien identifiée » |
Effectivement, votre catalogue est très fourni. Combien d'espèces cultivez-vous ?
« Le catalogue propose 900 espèces sous forme de plants et 700 espèces sous forme de graines. Tout est certifié agriculture biologique. Il compte davantage de plants parce que beaucoup d'espèces se multiplient de façon végétative : je pense par exemple aux menthes, aux camomilles qui sont stériles...
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« Tout est certifié agriculture biologique » |
Quel est votre calendrier d'activités tout au long de l'année ?
« Nous récoltons des graines de juin à novembre. Tout est manuel, car la diversité des inflorescences est telle qu'il ne pourrait y avoir un seul type de matériel de récolte et de tri !
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« Nous récoltons des graines de juin à novembre » |
Est-ce que les semences que vous commercialisez sont toujours de l'année ?
« Pas forcément : contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas forcément le lot de l'année qui germe le mieux. Par exemple, pour la mélisse, les lots de deux ans sont souvent de meilleure qualité que les lots de l'année.
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« ce n'est pas forcément le lot de l'année qui germe le mieux » |
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