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« Les agriculteurs peuvent infléchir l’impact du changement climatique »Patrick Bertuzzi - Directeur veille agroclimatique - INRA
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Entretien avec Patrick Bertuzzi, directeur de l’unité de veille agroclimatique à l’Institut national de recherche agronomique (Inra)
Comment les plantes réagissent-elles au changement climatique ?
« La question n’a pas de sens pour moi. Les plantes ne réagissent pas mais subissent le changement climatique. Par rapport à la culture elle-même, il va induire des modifications des conditions agroclimatiques de la culture qui se traduisent par :
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« Les plantes ne réagissent pas mais subissent le changement climatique » |
A quelle tendance doit-on s’attendre à l’avenir ?
« L’accélération des rythmes de croissance des plantes permettra par exemple aux cultures d’hiver, et en particulier aux céréales, d’échapper, aux stress hydriques et thermiques de fin de cycle.
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« Globalement, les rendements du blé et des prairies seront légèrement augmentés » |
Une des réponses pour limiter les risques de sécheresse ou de manque d’eau réside-t-elle dans la relocalisation de certaines cultures ?
« Cela dépend de quel point de vue on se place. La relocalisation peut être perçue comme un effet favorable. L’augmentation de la température constitue une opportunité pour pouvoir cultiver des espèces estivales, par exemple comme le maïs, le sorgho ou le tournesol, dans le nord de la France et en moyenne montagne, de même que pour étendre la zone de culture de la vigne ou modifier les cépages.
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« La relocalisation peut être perçue comme un effet favorable » |
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