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« Apporter des informations objectives aux élus pour le choix des gazons »Jean Marc Lecourt-President-Société française des gazons
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Jean-Marc Lecourt, président de la Société française des gazons (SFG), souligne combien les collectivités locales ont besoin d’informations pour faire un choix éclairé entre gazon naturel et pelouse synthétique pour leurs terrains de sport.
Vous êtes le président de la Société française des gazons (SFG). Quand a-t-elle été créée et quels sont ses objectifs ?
« La SFG est une association de type loi 1901, née en 1984. Son but est de développer et de diffuser les connaissances en faveur de tous les gazons, quel que soit leur usage, et de développer la pratique de toutes actions aidant à perfectionner la culture des gazons. Notre travail se base sur des considérations scientifiques, sans aucun parti pris.
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« Son but est de développer et de diffuser les connaissances en faveur de tous les gazons » |
Un gazon naturel consomme tout de même beaucoup d’eau, non ?
« Sur ce point, il faut préciser que les besoins en eau sont très variables selon la composition du tapis végétal, le substrat utilisé et le lieu d’implantation géographique du gazon naturel. On pourrait imaginer que dans le Sud, il pourrait être plus intéressant d’installer une pelouse synthétique pour éviter un surcoût lié à une consommation accrue d’eau. Mais, en réalité, ces régions ne sont pas forcément les moins arrosées et les systèmes de récupération d’eau de pluie permettent d’éviter ces surcoûts associés à l’arrosage avec de l’eau potable.
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« les besoins en eau sont très variables selon la composition du tapis végétal... » |
Comment diminuer la consommation en eau des gazons naturels ?
« Dans les zones qui bénéficient de moins de pluie, le choix des espèces et des variétés constituant le gazon naturel s’avère primordial. Pour les terrains de sport, on fonctionne essentiellement avec trois espèces principales : la fétuque élevée, le ray-grass anglais et le pâturin des prés. On utilise également de la fétuque rouge pour gagner en souplesse et améliorer la densité du terrain.
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« le choix des espèces et des variétés constituant le gazon naturel s’avère primordial » |
Comment choisir la combinaison gagnante pour son gazon naturel ?
« Au sein de chacune de ces trois espèces, on dispose d’un très grand nombre de variétés, aux qualités très variables. Chaque collectivité locale peut se renseigner sur les possibilités existantes en consultant le Catalogue français des espèces et variétés, dont certaines ont été testées pour l’usage des gazons.
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« on dispose d’un très grand nombre de variétés, aux qualités très variables » |
Les gazons naturels demandent un certain entretien. Qu’en est-il des pelouses synthétiques ?
« Les terrains synthétiques ne sont pas sans entretien. Il suffit de constater que toute une gamme de matériel s’est développée dans ce but depuis plusieurs années. En effet, l’entretien doit être soigné et régulier. Sinon, le terrain perd sa qualité intrinsèque en termes de souplesse, de qualité de jeu, est envahi de mousse et de mauvaises herbes, voire de bactéries staphylocoques qui sont préjudiciables pour la santé des joueurs.
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« Les terrains synthétiques ne sont pas sans entretien » |
Certains présentent le choix d’un gazon naturel comme un choix écologique. Votre avis ?
« On se trouve actuellement dans une logique de développement durable, qui associe des notions sociales, économiques et environnementales. Et, en effet, quand une collectivité fait le choix d’un gazon naturel ou d’une pelouse synthétique, elle doit se poser ces trois questions : Sur le plan social, quel est le nombre d’heures de jeu qui seront pratiquées sur ce terrain et combien de pratiquants vont y jouer ? Au niveau économique, quels sont les conditions d’installation et les moyens d’entretien que je dois mettre en place et quelles sont les répercussions de mon choix sur l’environnement ?
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« On se trouve actuellement dans une logique de développement durable, qui associe des notions sociales, économiques et environnementales » |
La polémique entre gazons naturels et pelouses synthétiques intervient-elle dans d’autres domaines que les terrains de sport ?
« On assiste au développement de gazons synthétiques dans les jardins de particuliers, notamment dans le Sud de la France. A titre personnel, je demande à voir si ces particuliers seront toujours satisfaits dans deux ou trois ans, après avoir constaté la hausse de température à proximité de ces sols, l’odeur de plastique chaud qui en émane et le nécessaire entretien.
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« On assiste au développement de gazons synthétiques dans les jardins de particuliers... » |
Pour éclairer les collectivités locales, quelles compétences mettez-vous à leur disposition ?
« Le manque d’informations objectives dont disposent les élus pour guider leur choix constitue aujourd’hui le principal problème auquel la SFG veut remédier.
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« On intervient en diagnostic immédiat... » |
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