|
|||||||||||||||
|
« Notre association gère trois jardins d'insertion »Cécile Ménager - Directrice de l'association Plaine de vie - Ezanville (Val-d'Oise)
Consultez cet entretien dans les articles : |
Cécile Ménager, directrice de l’association Plaine de vie, créée en 1998 et située à Ezanville dans le Val-d’Oise (95), explique la démarche de ses trois jardins d’insertion pour aider les personnes en difficulté à retrouver le chemin de l’emploi.
Votre association gère trois jardins d’insertion. Combien de personnes y travaillent ?
« L’association porte actuellement trois jardins. Le premier, le jardin Cultivons la Solidarité, créé en 1998, et le second, le potager Edith Warton, mis en place en 2005, sont des espaces de maraîchage. Le tout représente 4,1 hectares de terrains cultivés, certifiés Ecocert, car nos légumes sont bio.
|
« 24 salariés en insertion et 9 permanents y travaillent » |
Vos trois jardins d’insertion s’ancrent dans une dynamique locale et de préservation du patrimoine. De quelle manière ?
« L’activité développe du lien social entre les personnes qui participent à la vie de l’association. Ainsi, les adhérents peuvent venir chercher leur panier bio sur six points de dépôts, ce qui leur permet des échanges conviviaux autour des recettes, de la découverte de nouveaux légumes, etc. On a aussi mis en place deux jardins pédagogiques et aromatiques, destinés à la sensibilisation des enfants. Ils y apprennent notamment le lien entre les légumes et la terre : lors d’une animation, seuls 3 enfants sur 150 ont su reconnaître un poireau !
|
« Notre activité est aussi ancrée dans le tissu local dans le sens où on fait travailler les petites entreprises locales » |
Les collectivités locales peuvent contribuer à la vie de votre association. De quelle manière ?
« Elles disposent pour cela de plusieurs moyens. Notre association n’a pu voir le jour que grâce à la mise à disposition gratuite, par la mairie d’Ezanville (95), de parcelles agricoles sur lesquelles a été installé le premier jardin. A nos débuts, la mairie nous a aussi prêté un hangar et a financé l’eau et l’électricité.
|
« Les collectivités locales peuvent accorder des subventions à l’année » |
Vous parlez des subventions accordées par les collectivités. Quelles sont vos sources de financement ?
« L’Etat nous indique de ne pas dépasser les 30 % d’autofinancement. La raison : ne pas faire concurrence au secteur marchand. Pour compléter les ressources de l’association, l’Etat, la Région, le Conseil Général, les communes, les fondations, certaines Agences, etc., nous procurent des subventions ou des aides aux employeurs, pour cofinancer les CUI (Contrat Unique d’Insertion), ou des aides à l’accompagnement.
|
« Il nous est nécessaire de diversifier les sources pour assurer notre pérennité » |
Quel est l’intérêt de votre structure par rapport à d’autres, telles que Pôle Emploi, qui travaille à la réinsertion ?
« On embauche des personnes parmi les plus éloignées de l’emploi, qui souffrent de multiples difficultés sociales et professionnelles. Actuellement, l’Etat estime que 25 % de nos salariés en insertion devraient achever leur contrat en ayant obtenu un CDI ou un CDD d’au moins six mois. Un chiffre tellement élevé, que je ne suis même pas sûre que Pôle Emploi l’atteigne !
|
« On embauche des personnes les plus éloignées de l’emploi, qui souffrent de multiples difficultés sociales et professionnelles » |
|
Consultez cet entretien dans les articles : |