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« La relance du Haricot Tarbais : c'était toute une aventure ! »Jean-Marc Bedouret - Président - Coopérative du Haricot Tarbais |
Le Haricot Tarbais est le premier haricot à avoir obtenu un Label rouge en 1997, puis une Indication Géographique Protégée (IGP) en 2000. Aujourd'hui, 80 producteurs le cultivent dans la plaine de Tarbes. La mise en place de cette filière dynamique a nécessité un travail important au niveau de la semence. Récit avec Jean-Marc Bedouret, président de la coopérative du Haricot Tarbais.
Qui est à l'origine de la renaissance du Haricot Tarbais ?
« Au départ, en 1986, une douzaine d'agriculteurs, dont je faisais partie, décident de relancer le Haricot Tarbais, produit dans la région depuis le XVIIIème siècle. C'était toute une aventure ! L'idée était d'offrir une alternative aux producteurs, parfois en difficulté avec les filières classiques de céréales, lait ou viande, grâce au développement d'une filière qualité. Dès le départ, le plus important pour nous était de protéger le nom « Haricot Tarbais », pour qu'il ne puisse désigner que notre haricot local, adapté à notre terroir, à notre climat.
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En quoi a consisté ce travail au niveau de la semence ?« Nous avons commencé par collecter des semences dans les fermes. Dans la région, si la production de haricot a largement périclité depuis les années 1960, les familles ont continué à le cultiver dans les jardins, pour l'auto consommation, et le haricot est resté un élément important de l'alimentation paysanne locale. Quant à la semence, elle a toujours été transmise de génération en génération jusqu'à aujourd'hui. Par tradition, personne ne s'échangeait la semence, chaque famille conservait jalousement la sienne ! C'est ainsi que nous avons collecté 400 échantillons. Ensuite, en collaboration avec l'Inra, une variété a été sélectionnée à partir de toutes ces semences. Cela a pris du temps puisque la variété, que nous avons appelé « alaric », a été enregistrée au catalogue officiel en 1998. Pour fixer cette variété, nous nous sommes basés sur différents critères, comme la précocité, l'homogénéité, la qualité gustative... Ce travail a été essentiel pour obtenir le Label rouge. Aujourd'hui encore, toutes les variétés de ferme sont précieusement gardées au conservatoire botanique de Midi-Pyrénées. Elles constituent un réservoir dans lequel nous pouvons puiser si nous avons besoin de régénérer la semence. Justement, en 2008, la variété « lapujole » a été créée par mesure de sécurité, pour éviter tout problème de dégénérescence de la semence, et aussi parce qu'elle est résistante à la maladie de l'anthracnose. » |
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Il est donc obligatoire d'utiliser les variétés «alaric» ou «lapujole» pour produire du Haricot Tarbais Label rouge et IGP. Ce sont toutes les deux des semences certifiées . Qu'es-ce-que cela signifie ?
« La certification d'une semence potagère n'est pas obligatoire, mais nous avons préféré la demander.
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Aujourd'hui, qui produit la semence pour le Haricot Tarbais et comment ?
« La coopérative du Haricot Tarbais est l'obtenteur et le mainteneur des variétés « alaric » et « lapujole ». C'est donc elle qui est responsable de la production de semence, pour tous les agriculteurs qui font partie de la démarche IGP, coopérateurs et indépendants.
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