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« Etre un sélectionneur citoyen »Philippe Lonnet, Directeur de Recherche Céréales – Ets Florimond Desprez |
Philippe Lonnet raconte comment une équipe de 25 chercheurs travaille sur la résistance génétique du blé face aux maladies pour permettre aux agriculteurs de limiter les traitements contre les champignons. Une approche citoyenne de son métier qu'il partage avec l'ensemble de ses collègues sélectionneurs, mais qui demande beaucoup d'observations, de croisements, d'expérimentations... et de temps.
Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier de sélectionneur?
« L'aspect terrain, être au contact des plantes, choisir les plus belles, connaître les différents matériels génétiques. C'est difficile : il y en a des centaines de milliers dans les champs.
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« Choisir les plus belles plantes. » |
Prenez-vous en compte les attentes actuelles de la société ?« En tant que citoyens nous regardons de près comment préserver mieux l'environnement en utilisant moins de pesticides. Nous travaillons les résistances génétiques aux maladies pour permettre aux agriculteurs de limiter les traitements fongicides. Le besoin de variétés résistantes est encore plus crucial maintenant que de nombreux produits sont interdits. » |
« En tant que citoyens nous regardons de près comment mieux préserver l'environnement. » |
Comment répondez-vous à ces besoins ?
« En créant des variétés améliorées, ce qui nécessite un processus de 10 ans environ.
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Les sélectionneurs jouent-ils un rôle dans la préservation de la biodiversité ?
« Les sélectionneurs ont toujours préservé les ressources génétiques : c'est la base de leur métier.
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« Les sélectionneurs ont toujours préservé les ressources génétiques : c'est la base de leur métier. » |
Comment pouvez-vous financer tout ce travail de recherche ?
« La mise au point de variétés nouvelles est un processus long et de plus en plus coûteux. Nous consacrons 15 à 20 % de notre chiffre d'affaires à la recherche, en moyens humains, en investissements de laboratoires, de serres ou autres équipements. Ce travail à long terme nous fait manipuler des centaines de milliers de plantes chaque année pour déposer seulement 1 ou 2 variétés à l'inscription au catalogue officiel, 10 ans après le croisement initial – et pour une durée de vie commerciale de plus en plus courte, quelques années.
La sélection d'une variété de blé demande une dizaine d'années »
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