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Article mis à jour le 06/01/2010
Découverte jardin

Une pelouse desséchée en été, une fatalité ?

Lorsque l'été est sec, les pelouses jaunissent... D'autant que le coût de l'eau et les fréquentes restrictions limitent les arrosages.

Alors, faut-il renoncer aux siestes estivales sur une herbe moelleuse et fraîche ?

Au repos pendant les grandes chaleurs

La plupart des plantes à gazons des zones à climat tempéré ont leur optimum de croissance entre 16 et 25 °C.

Au-delà de ces températures, la plante stoppe la croissance de ses racines puis de ses feuilles. La mort de la plante survient pour des températures supérieures à 30-35 °C au niveau des racines, ou supérieures à 40-55°C au niveau des feuilles.

Boire pour transpirer

Cette fragilité aux fortes températures est accentuée par les déficits en eau. En effet, les pelouses ont besoin d’eau pour se nourrir, mais aussi pour résister à la chaleur.

Quand il fait chaud les plantes transpirent comme le font les animaux pour réguler leur température. Ainsi la température à la surface des feuilles peut être inférieure de plusieurs degrés (1 à 7°C) à celle de l’air ambiant grâce à la transpiration et l'évaporation. D'où l'impression de fraîcheur qui se dégage des pelouses en été. Cette transpiration, qui peut atteindre plusieurs litres d’eau au m2/jour peut varier du simple au double selon la plante considérée.

Lorsque la fourniture d’eau, apportée par la réserve du sol, les pluies et l’arrosage, est insuffisante, la température monte plus vite dans le sol et dans le végétal, ce qui fragilise la pelouse.

Sélection : la stratégie gagnante

Face au manque d’eau, certaines plantes offrent une résistance bien meilleure que d'autres. Or, il y a quelques années, les plantes les plus aptes à supporter un manque d'eau, n'étaient pas forcément celles qui offraient les meilleures qualités ''gazon'' : couleur, valeur esthétique et résistance au piétinement.

Les sélectionneurs ont alors choisi de partir de plantes bien adaptées aux étés secs, et d'améliorer
leurs qualités gazon. Des recherches menées sur différentes espèces ont donné d'excellents résultats. Globalement la résistance à la sécheresse des pelouses françaises s'est améliorée... Il ne nous reste plus qu'à faire le bon choix pour que les pelouses de nos jardins se portent mieux , notamment lorsque l'été est sec.

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Graines de paysage (extrait) - © France 3, Métaphore production, TLP 2008


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Entretien

Nous travaillons sur la densité et la finesse du feuillage des gazons
Anne Viguié nous raconte le parcours du sélectionneur gazon, comment se déroulent les 15 années nécessaires pour commercialiser une nouvelle variété. Les objectifs du sélectionneur sont nombreux : résistance aux maladies des plantes composant un gazon, finesse, densité et couleur du feuillage, résistance au piétinement... et bien sûr adaptation à différents usages: décor, détente, loisirs, activités sportives...


Lire l'entretien

 

Résister et être belles

Pour les sélectionneurs, la première qualité d'une espèce à gazon, c'est de savoir résister.

Ainsi la fétuque élevée, plante naturellement résistante à la sécheresse, au froid et au piétinement, n'offrait que des qualités esthétiques médiocres. Pour les améliorer, les chercheurs ont sélectionné des variétés de fétuque élevée aux feuilles plus petites et plus larges et pourvues d'un feuillage bien dense.

Une réussite ? Il semble bien que oui, puisqu'en 5 ans, l'utilisation de la fétuque élevée dans les gazons a été multipliée par 2.

 

Petits secrets d'herbes sobres

En cas de manque d’eau, certaines plantes à gazon sont capables de l’économiser et de mettre en place des stratégies pour mieux utiliser l’eau disponible.

Certaines espèces comme la fétuque élevée développent de puissants systèmes racinaires capables d’aller chercher l’eau en profondeur et d’explorer un vaste volume de sol.

D’autres espèces économisent l’eau grâce à la forme enroulée de leurs feuilles qui protége les stomates (petites ouvertures dans les feuilles qui assurent les échanges d’eau entre la plante et l’extérieur) et diminue la surface des feuilles exposées au soleil.

Face aux évolutions climatiques, sommes-nous aussi capables que les plantes de nous adapter et de mieux gérer nos ressources en eau ?

 

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