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Sans agriculture bien gérée, pas de biodiversité au sein des territoires agricoles, et sans biodiversité, pas de gibier. Les liens entre l’activité agricole et la présence de la faune sauvage dans les champs sont évidents. Pourtant agriculteurs et chasseurs n’ont pas toujours fait bon ménage, les uns se plaignant de la dégradation des cultures par les animaux sauvages, les autres les accusant du peu de place accordée à la sauvegarde du gibier.
Un réseau d'exploitations de référenceCette convention se décline en quatre points : des pratiques agricoles durables et favorables à la biodiversité ; la préservation de la faune, du petit gibier et de ses habitats ; la valorisation des territoires agricoles, notamment par la chasse ; la création d’un réseau d’exploitations de référence (Agrifaune).Depuis, de nombreux projets ont pris forme, partout en France. Ici on teste l’intérêt agronomique, économique et faunistique des couverts végétaux entre deux cultures, là-bas on sème des jachères et des bandes enherbées, ailleurs on plante des haies.
Rôle des pratiques agricoles et du paysageLes chercheurs de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) expliquent que la biodiversité des territoires agricoles est très dépendante des espaces semi-naturels : haies, buissons, marécages, bords des champs enherbés…Chaque espèce animale a aussi besoin d’un territoire différent. Au niveau d’une parcelle, les pratiques agricoles sont déterminantes pour la faune peu mobile tandis que la structure du paysage joue un rôle majeur pour les coléoptères, les papillons ou les oiseaux.
Danger au moment des récoltesL’impact des pratiques agricoles sur la faune sauvage est très variable. Des prairies pâturées modérément sont favorables au gibier tout comme les techniques culturales simplifiées (par exemple sans retourner la terre par le labour). En revanche les chantiers de récolte sont défavorables non seulement au printemps (ensilage d'herbe) mais aussi l'été (foin, céréales paille, pois, luzerne, etc.).Les traitements phytosanitaires peuvent être défavorables en cas de mauvaises pratiques.
Le gîte et le couvertLa notion de jachère, florissante à la fin des années 90, cède le pas aujourd’hui aux inter-cultures (qui sont des cultures intermédiaires non récoltées, entre 2 cultures de récolte) et aux bandes enherbées pour cause de réforme de la politique agricole commune (Pac) et d’application de mesures agri-environnementales. Ces zones sont une aubaine pour la faune sauvage qui y trouve le gîte et le couvert.Un animal a quatre besoins élémentaires : se cacher, se reproduire, se nourrir et se détendre. Chacun de ses besoins doit être satisfait tout au long de l’année. Ce qui ne facilite pas le choix des espèces de plantes à semer. Il faut des fleurs pour attirer les insectes qui servent de nourriture aux oiseaux. Il faut des graines pour la survie hivernale de la faune. Il faut des plantes qui s'étagent à différentes hauteurs sans être trop denses pour que le gibier puisse circuler tout en étant protégé En complément de cet articleVous êtes enseignant SVT? Utilisez cet article pour illustrer votre cours. Pour découvrir comment, consultez
les fiches : Influence de l'homme sur le milieu Développement durable Gestion raisonnée en matière d'agriculture Développement durable
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