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Article mis à jour le 24/09/2010
Découverte planete

Adapter les variétés de maïs au changement climatique

Le changement climatique est déjà une réalité, mais qui va s’amplifier. Les scientifiques s’y préparent.

L’objectif est de pouvoir assurer le niveau de production alimentaire. Pour le maïs, les principales solutions passent par l’évolution des techniques de culture et l’utilisation de variétés adaptées.

Prévoir le changement climatique

Pour prévoir les nouvelles conditions climatiques dans les différentes régions, les spécialistes de l’Institut du Végétal (ARVALIS), de météo France et de la recherche agronomique réalisent des simulations qui tiennent compte principalement de l’évolution des températures, liée aux gaz à effet de serre et de la pluviométrie.

Il est nécessaire que ces simulations soient suffisamment précises au niveau des différentes régions de cultures.

Mais le changement climatique est déjà en cours et permet de tirer quelques enseignements. Ainsi, au cours des 20 dernières années, la température moyenne quotidienne a progressé de 0,9°C sur la durée de la culture du maïs.

Quelles conséquences pour le maïs ?

L’augmentation des températures fait que les cultures sont plus « avancées » à tous les stades. On prévoit ainsi une maturité du maïs fourrage plus précoce de 9 à 15 jours et une maturité du maïs grain pouvant gagner 15 à 40 jours.

Il y a donc un raccourcissement du cycle végétatif de la plante. Il peut y avoir une augmentation du manque d’eau au moment où le maïs en a le plus besoin (entre le 15 juin et fin août).

L’un des avantages est de récolter un maïs à un taux d’humidité beaucoup plus faible, c’est-à-dire de limiter les coûts de séchage éventuels.

Adapter les variétés de maïs

Si le maïs pousse plus rapidement, il a moins de temps pour stocker des réserves dans les tiges et les grains, ce qui peut entraîner une baisse des rendements.

D’autre part, il faut éviter que les périodes où le maïs a le plus besoin d’eau correspondent aux périodes de sécheresse les plus risquées.

En conclusion, les scientifiques prévoient de semer beaucoup plus tôt des variétés tardives, c’est-à-dire dont le cycle de vie est plus long. Mais pour des semis plus précoces, il faut également des variétés qui résistent aux basses températures au démarrage de la culture.

En résumé, les futures variétés de maïs doivent résister au froid en début de végétation, avoir un cycle de vie naturellement plus long, être plus tolérantes à la sécheresse et aux très fortes températures.

Aussi, les chercheurs et sélectionneurs sont déjà au travail depuis longtemps. Pour un horizon 2050, ils sont relativement optimistes même si le changement climatique a des conséquences bien différentes selon les régions.

On prévoit une augmentation des rendements dans les régions Nord où la température est un facteur limitant pour le maïs, et un accroissement des besoins en eau dans les régions Sud, qui nécessite une politique de stockage des pluies d’automne et d’hiver.


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Comment adapter la culture du maïs au changement climatique ?
Comment adapter la culture du maïs au changement climatique ?

Josiane Lorgeou - Evaluation des variétés, Arvalis Institut du Végétal - © Gnis

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Maïs, génétique et sélection
Maïs, génétique et sélection

Alain Charcosset - Directeur de recherche, INRA - © Gnis

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Une véritable mobilisation

Pour faire face au changement climatique et à son impact sur la sécurité alimentaire en Afrique, il faut une véritable mobilisation.

Des projets comme le WEMA (Maïs économe en eau pour l’afrique) nécessitent de réunir le maximum de compétences et de moyens. Dans ce projet, le Centre international pour l’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT), un organisme à but non lucratif, fournit des variétés à bon rendement et adaptées aux conditions locales. Les firmes Monsanto et BASF fournissent les ressources génétiques, les trangènes de tolérance à la sécheresse et leur expertise scientifique.

La Fondation africaine pour les technologies agricoles (AATF) et les organismes de recherche nationaux en Afrique de l’est et du Sud gérent le projet.

Enfin, les groupes de fermiers et les sociétés semencières apporteront leur expérience des essais en plein champ, de la multiplication et de la distribution des semences.

 

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