Au début du XXème siècle, des
lignées pures de
variétés de printemps ont été sélectionnées pour leur moindre sensibilité à la
verse. Les techniques d’hybridation ont ensuite concouru à accroître fortement cette résistance à la verse, ainsi que le rendement. Les orges d’hiver n’ont été améliorées qu’à partir des années 1950.
Ces variétés performantes ont permis d’étendre la culture de l’orge : en France, elle représente 5% des surfaces céréalières en 1900 et 33% en 1979. L’introduction de
résistances aux maladies comme l’oïdium, l’helminthosporiose et certaines viroses (mosaïques, jaunisse nanisante, etc.) a permis de limiter le recours aux traitements phytosanitaires. Les
sélectionneurs se sont aussi attachés à améliorer la qualité, que ce soit celle des variétés adaptées à l’alimentation animale (finesse des glumelles, teneur élevée en
protéines, etc.) ou à la brasserie (teneur en extrait fermentescible, en protéines, couleur et odeur du grain, etc.).
La sélection a eu un effet positif sur la variabilité génétique, grâce aux
croisements et aux brassages avec des variétés d’origines diverses. Nombre de
gènes d’intérêt ont été introduits. En France, les
ressources génétiques d’orge maintenues dans les collections (INRA et autres réseaux) ont été accrues, diversifiées et sécurisées. Plus de deux cents variétés sont aujourd’hui inscrites au catalogue Français.