Peut-on réduire les déchets verts ?

La gestion des déchets est un problème de société qui concerne aussi les déchets verts de nos jardins et ceux des espaces verts entretenus par les collectivités locales. Bien entendu, la collecte, le transport et le traitement de tous les déchets ont un coût. D'où l'intérêt de réduire leur production à la source. Mais est-ce possible pour les végétaux ?

Moins vite et moins haut ?

En ce qui concerne la pousse de l'herbe des pelouses, la réponse est clairement oui, en choisissant judicieusement les gazons à semer. En effet, depuis quelques années, les professionnels du gazon ont sélectionné des plantes plus fines et plus denses qui poussent moins vite et moins haut. Cela se traduit par une quantité moindre de déchets verts et des exigences de tontes réduites.

Des économies à la clé

La diminution du nombre de tontes peut atteindre 25%. Cela permet aux services techniques des villes en charge des espaces verts d’économiser de l’argent et du temps. En effet, la tonte est l’un des tous premiers postes de main d’œuvre pour ces services. Ainsi, l’économie de 6 tontes sur 24 pour des espaces en pelouse de 10 000 m2 (environ un stade de football) peut se traduire par une économie en 2006 dépassant 2800 euros, main d’œuvre comprise. C'est loin d'être négligeable pour le budget des municipalités, et donc notre portefeuille!
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Graminées pour gazon : créer des variétés adaptées à nos besoins

Graines de paysage (extrait) - © France 3, Métaphore production, TLP 2008

En France, les espaces engazonnés représentaient en 2004 pratiquement un million d'hectares : - 600.000 hectares de pelouses de particuliers - 390.000 hectares pour les parcs, jardins, et autres terrains de sport, gérés par les municipalités.
Pour les sélectionneurs, la première qualité d'une espèce à gazon, c'est de savoir résister. Ainsi la fétuque élevée, plante naturellement résistante à la sécheresse, au froid et au piétinement, n'offrait que des qualités esthétiques médiocres. Pour les améliorer, les chercheurs ont sélectionné des variétés de fétuque élevée aux feuilles plus petites et plus larges et pourvues d'un feuillage bien dense. Une réussite ? Il semble bien que oui, puisqu'en 5 ans, l'utilisation de la fétuque élevée dans les gazons a été multipliée par 2.
Les progrès sont remarquables pour des espèces très utilisées pour les pelouses, comme le ray-grass anglais. Là où certaines variétés de ray-grass anglais produisaient 80 kg de résidus de tonte (pour une surface de 100 m2 et sur 1 an), on peut aujourd'hui limiter cette quantité à 30 kg avec des variétés récentes. Selon les nouvelles variétés, les différences de hauteurs de pousse sur une année peuvent atteindre 25 cm, soit la moitié de la hauteur totale.

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