La France possède aussi un maillage performant d’outils industriels, répartis sur l’ensemble du territoire, ce qui permet d’assurer une prise en charge rapide des récoltes, préservant ainsi la qualité des graines, tout en limitant les coûts logistiques. Ces usines sont dotées d’équipements de pointe pour le tri optique, le traitement phytosanitaire de précision, l’ensachage automatisé et la traçabilité numérique. Elles sont ainsi capables de s’adapter aux demandes de chaque client, quel que soit le volume souhaité : de la dose de 50 000 graines au big-bag, le tout en assurant régularité et qualité de la production.
La production de semences s’appuie aussi sur une recherche variétale très active, portée par plus de 130 stations de recherche qui permettent l’inscription, chaque année, de 500 nouvelles variétés. Cette dynamique favorise l’émergence de génétiques mieux adaptées aux attentes des agriculteurs, des consommateurs mais aussi aux stress biotiques et abiotiques, sans oublier les enjeux de durabilité auxquels doit faire face le monde agricole. Le recours au phénotypage de haute précision et l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les programmes de recherche renforcent la compétitivité de la filière française.
L’organisation de la filière semences, structurée autour d’une interprofession forte, portée notamment par Semae, est également propre à la France. Regroupant tous les maillons de la filière - sélectionneurs, multiplicateurs, établissements semenciers, distributeurs, agriculteurs – elle permet d’assurer une coordination efficace du secteur à la fois d’un point de vue technique, réglementaire et promotionnel. Un schéma qui offre la possibilité à tous d’avancer dans la même direction, avec les mêmes objectifs.
Anne Gilet