Au cœur de cette filière de production : les agriculteurs multiplicateurs. Formés, triés sur le volet, ils font preuve d’un haut niveau de technicité. Car produire des semences ne s’improvise pas. Cela demande le respect strict d’un cahier des charges, à commencer par l’isolement des parcelles et la présence, souvent incontournable, d’un système d’irrigation. Toutes les étapes de production sont contrôlées : par les entreprises semencières qui portent les contrats mais aussi par des audits externes, garants du sérieux de toute la filière. La certification française s’affiche d’ailleurs comme l’une des plus exigeantes au monde, pilotée par la Direction de la qualité et du contrôle officiel de Semae (SOC-France), en délégation du ministère de l’agriculture. Ce système garantit à l’utilisateur final la qualité génétique, sanitaire et physiologique des semences.
Car avant de se retrouver dans un sac, prêtes à être commercialisées, les semences certifiées font l’objet de multiples contrôles : analyses de pureté, taux de germination, absence de pathogènes... Ce système, reconnu au niveau international, confère aux semences françaises une fiabilité et une valeur ajoutée très appréciée notamment à l’export. Ne l’oublions pas : près d’une semence sur deux produite en France, 59 % exactement, est exportée. D’ailleurs, avec une balance commerciale de + 1,3 milliard d’euros en 2024/25, la France reste le premier exportateur mondial de semences de grandes cultures et le 2e toutes semences confondues. Les semences françaises sont présentes dans plus de 150 pays, avec des positions fortes en Afrique, en Europe de l’Est, en Amérique latine et en Asie.