Ces plantes qui nourrissent les animaux

Les animaux n'ont pas attendu les hommes pour manger à leur faim. Ils trouvent dans la nature ce qui leur convient : de l’herbe, des glands, des végétaux sauvages… Mais avec l’élevage, la donne a changé et c’est l’éleveur qui gère l’alimentation spécifique de ses animaux.

Ovins au pré © Gnis-Julien Greffier

A chaque animal son aliment

Aujourd’hui, les rations sont complexes. Les animaux doivent trouver dans leur alimentation des apports quotidiens en énergie, en protéines, en vitamines, en minéraux et en fibres végétales. Les aliments avec lesquels les éleveurs nourrissent leurs vaches ou leurs cochons sont sélectionnés en fonction d'une série de critères, dont les plus importants sont l’espèce et l’âge des animaux et ce qu’ils produisent (viande ou lait). Les ruminants (bœufs, vaches, moutons et chèvres) consomment surtout du fourrage : herbe pâturée, foin et ensilage. Pour un bon équilibre alimentaire, ils reçoivent des compléments constitués de céréales, de tourteaux, de graines de protéagineux (lupin et féverole), de luzerne déshydratée, en proportions différentes selon l'âge des animaux et leur destination.

Rations équilibrées en sources d'énergie et de protéines

Excepté dans les élevages en plein air où ils se nourrissent essentiellement de glands et de végétation sauvage, les porcs, quant à eux, mangent presque exclusivement des aliments fabriqués à la ferme ou achetés à des distributeurs, coopératives ou organismes privés. Leurs rations contiennent beaucoup de céréales (blé, orge, avoine, maïs), 60% en moyenne, du pois et des tourteaux d'oléagineux. On donne davantage d'aliments énergétiques comme le maïs à des porcs destinés à la boucherie qu'aux truies qui donneront naissance à des porcelets… Enfin, les volailles (poules, dindes, canards…) ne consomment que des grains et des aliments concentrés. Leurs rations contiennent plus de 70 % de céréales, le reste étant constitué de protéines végétales concentrées comme le tourteau de soja.

La recherche variétale, élément clé de la nutrition animale

La qualité des rations animales doit beaucoup aux semenciers car c’est eux qui sélectionnent des variétés de céréales, de légumineuses et autres protéagineux qui permettent à l’éleveur d’augmenter sa production de viande ou de lait. Ainsi les sélectionneurs privilégient-ils les caractères de digestibilité des plantes, leur appétence, leur valeur énergétique ou encore leur régularité de production. Les plantes sont également sélectionnées pour leurs tolérances aux maladies et aux ravageurs, ce qui sécurise les rendements et la qualité des aliments apportés.

Un strict encadrement juridique

Il est essentiel que les aliments pour animaux ne présentent aucun danger pour eux… ni pour l’homme. Chacun connaît le lien étroit existant entre la sécurité des aliments pour animaux et ce que nous mangeons. Bien nourrir les animaux pour mieux nourrir les hommes, tel est aujourd’hui l'objectif premier des industriels qui produisent les aliments des animaux d'élevage. Le législateur est là pour le leur rappeler. L'alimentation animale est un des secteurs les plus réglementés en Europe.

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