De compositions variées, les différentes huiles végétales sont complémentaires. Elles constituent notamment une source d'acides gras indispensables dits « essentiels» (omégas 3 et 6, des acides gras polyinsaturés) que l'organisme ne peut pas fabriquer et qui doivent donc être apportées par l'alimentation. Certaines huiles, comme celles de colza et de noix, sont particulièrement intéressantes pour leur teneur en oméga-3 (dénommé acide alpha-linolénique). Les huiles végétales comptent également parmi les principales sources alimentaires de vitamine E.
L'huile de tournesol est la première huile alimentaire achetée par les ménages français en grande distribution, devant l'huile d'olive et l'huile de colza. L'huile de palme est, quant à elle, largement consommée de manière indirecte, car elle entre dans la composition de nombreux produits alimentaires transformés.
L'huile de tournesol est appréciée par les ménages pour son prix attractif, sa neutralité gustative et sa résistance à la chaleur. Elle est très riche en oméga-6 (acide linoléique) et, dans une moindre mesure en oméga-9 (acide oléique, un acide gras monoinsaturé) ainsi qu'en vitamine E, mais ne contient pratiquement pas d'oméga-3. L'huile d'olive vient en deuxième position dans les achats des ménages français. Elle est surtout riche en oméga-9 (acide oléique). Vient ensuite l'huile de colza, riche aussi en oméga-9 mais qui présente en plus un profil équilibré en acides gras essentiels, oméga-6 et oméga-3. Les recommandations alimentaires françaises invitent à privilégier les huiles de colza, de noix et d’olive, tout en rappelant que les matières grasses, même d’origine végétale, doivent être consommées en quantité modérée. Les huiles végétales sont en effet composées en quasi-totalité de lipides (graisses). Une cuillère à soupe (10 g) apporte de l’ordre de 90 kilocalories.