« La biodiversité autour des gazons est un vrai sujet sur lequel il faut axer nos travaux et notre communication avec des conseils d’entretien et de valorisation des gazons », insiste Dorothée Pye. Le gazon est en effet bien plus riche en biodiversité qu’on ne le croit parfois. L’enjeu est de ne pas le tondre trop ras, ou du moins pas de manière systématique, en le laissant fleurir et pousser à graines, pour servir de refuge et de garde-manger à toute une vie, qu’elle soit au-dessus du sol (insectes, gastéropodes, petits mammifères comme les musaraignes), ou en dessous (lombrics, micro-organisme, etc.).
Ces dernières années, un nouvel atout a été mis en avant autour du gazon : le stockage de carbone. « Nos clients nous en parlent tout le temps ! », souligne Noémie Robert. « L’objectif est à la fois de réussir à produire des semences le plus bas carbone possible, et répondre - en semant du gazon - aux enjeux de compensation carbone pour certaines entreprises. » La séquestration du carbone dans les sols engazonnés se fait majoritairement dans les premiers centimètres du sol, entre 0 et 10 cm de profondeur.
Les pelouses bien gérées présentent un potentiel élevé de séquestration de carbone au cours des premières décennies suivant leur implantation. Les flux mesurés varient de 0,7 à 1,4 t CO2/ha/an, soit environ trois fois plus que les prairies non gérées, estimées à 0,3 t CO2/ha/an. Pour donner un ordre de grandeur, 1,4 t CO2/ha/an de CO2 fixé par un gazon correspond à l’empreinte carbone d’environ 6 000 à 14 000 km parcourus en voiture selon le véhicule !